L’hépatologie : quand consulter pour le foie
L’hépatologie est la branche de la gastro-entérologie consacrée au foie et aux voies biliaires. Sa particularité tient à un fait clinique : le foie est un organe silencieux, qui ne fait mal que tardivement.
En bref
- Motif le plus fréquent
- transaminases élevées sur un bilan
- Examen clé
- élastométrie hépatique, non invasive
- Symptômes
- souvent absents au stade utile
- Suivi
- régulier et prolongé
- Point clé
- un foie atteint peut rester longtemps indolore
Ce qui amène à consulter
Le motif le plus courant n’est pas un symptôme mais un résultat : des transaminases élevées découvertes sur un bilan sanguin de routine. Cette anomalie mérite d’être explorée plutôt que recontrôlée indéfiniment.
Viennent ensuite la stéatose hépatique, ce foie chargé en graisse associé au surpoids, au diabète de type 2 et au syndrome métabolique, désormais la première cause d’atteinte chronique du foie dans les pays occidentaux. Puis les hépatites virales B et C, l’atteinte liée à la consommation d’alcool, l’hémochromatose et les maladies auto-immunes du foie.
Les signes visibles, jaunisse, ascite, saignement digestif, correspondent en général à un stade déjà avancé. C’est pourquoi le dépistage sur anomalie biologique compte autant.
Les examens utilisés
Le bilan biologique précise le type d’atteinte et cherche une cause : sérologies virales, bilan martial, auto-anticorps, exploration métabolique.
L’échographie abdominale montre la taille du foie, sa structure, un éventuel aspect stéatosique et l’état des voies biliaires.
L’élastométrie hépatique a transformé la pratique. Cette mesure indolore, réalisée en consultation à l’aide d’une sonde posée sur la peau, évalue la rigidité du foie et donc le degré de fibrose. Elle a considérablement réduit le recours à la ponction-biopsie hépatique, aujourd’hui réservée aux situations où le diagnostic reste incertain.
Le suivi
La prise en charge dépend entièrement de la cause. Une hépatite C se traite aujourd’hui par voie orale avec des taux de guérison très élevés. Une hépatite B se surveille et se traite selon des critères précis. Une stéatose relève d’abord d’une action sur le poids, l’activité physique et le contrôle du diabète.
Lorsqu’une fibrose avancée ou une cirrhose est constituée, un suivi régulier est mis en place : dépistage semestriel du carcinome hépatocellulaire par échographie, recherche de varices œsophagiennes, prévention des complications. Ce suivi change le pronostic, ce qui justifie sa régularité.
Où faire cet examen à Montpellier
Les gastro-entérologues de Montpellier et de sa métropole exercent au CHU Saint-Éloi, à l’Institut du Cancer, dans les cliniques du Millénaire, de Clémentville et du Parc, et en cabinet de ville. Notre annuaire recense les 71 praticiens du répertoire national, avec leur lieu d’exercice et leur téléphone.
Questions fréquentes
Pas nécessairement. Une élévation modérée peut relever d’une cause bénigne et transitoire. C’est la persistance de l’anomalie, et son contexte, qui justifient d’aller plus loin.
Au stade de simple surcharge en graisse, oui, en agissant sur le poids, l’alimentation et l’activité physique. Une fibrose déjà installée régresse plus difficilement, ce qui plaide pour une prise en charge précoce.
Dans la majorité des situations, oui. La biopsie reste utile quand plusieurs causes coexistent ou quand les résultats non invasifs se contredisent.
Cette page a une vocation documentaire. Elle décrit une pratique générale et ne remplace pas les consignes du praticien qui réalise l’examen, qui priment toujours sur ce qui est écrit ici.
Ce site n’est ni un cabinet médical, ni un service de prise de rendez-vous. Pour une consultation, appelez directement l’établissement concerné. En cas d’urgence, appelez le 15.
Sources de référence : Société française d’endoscopie digestive (SFED), Société nationale française de gastro-entérologie (SNFGE), Haute Autorité de santé (HAS), Institut national du cancer (INCa).