Les explorations fonctionnelles digestives
Les explorations fonctionnelles mesurent comment le tube digestif fonctionne, là où l’endoscopie regarde à quoi il ressemble. On y recourt quand la muqueuse paraît normale alors que les symptômes persistent.
En bref
- Principe
- mesurer une fonction, pas observer une lésion
- Anesthésie
- aucune
- Durée
- 30 minutes à 24 heures selon l’examen
- Indications
- reflux résistant, troubles de la déglutition, constipation, incontinence
- Point clé
- prescrites après une endoscopie normale
Pourquoi ces examens
Une endoscopie normale ne signifie pas que tout va bien. Un œsophage peut être parfaitement sain à l’œil et se contracter de façon désordonnée. Un sphincter peut ne présenter aucune lésion et ne plus assurer sa fonction.
C’est précisément l’espace de ces examens : objectiver un trouble du fonctionnement, en faire une mesure chiffrée, et orienter un traitement qui serait sinon empirique.
La manométrie œsophagienne
Une sonde fine, introduite par le nez jusqu’à l’estomac, enregistre les pressions tout au long de l’œsophage pendant que vous avalez de petites gorgées d’eau. L’examen dure une trentaine de minutes et se pratique sans anesthésie.
Il est indiqué devant une difficulté à avaler, une douleur thoracique d’origine non cardiaque, ou en bilan avant une chirurgie du reflux. C’est l’examen qui affirme une achalasie et qui distingue les troubles moteurs entre eux.
La pH-impédancemétrie
Elle quantifie le reflux sur vingt-quatre heures. Une sonde très fine reste en place pendant que vous rentrez chez vous et vivez normalement, en notant vos repas, vos positions et vos symptômes.
L’analyse compare ensuite les épisodes de reflux enregistrés aux symptômes que vous avez signalés. C’est cette corrélation qui donne sa valeur à l’examen, en particulier lorsqu’un traitement bien conduit ne suffit pas ou avant d’envisager une chirurgie.
La manométrie anorectale
Elle mesure le tonus des sphincters, la sensibilité du rectum et la coordination lors de la poussée. L’examen dure une vingtaine de minutes, sans anesthésie ni préparation lourde.
Il est demandé devant une constipation qui résiste au traitement, en particulier lorsqu’une difficulté d’évacuation est suspectée, et devant une incontinence anale. Ses résultats orientent notamment vers une rééducation périnéale par biofeedback, souvent efficace.
Les tests respiratoires
Simples et non invasifs, ils reposent sur l’analyse de l’air expiré après ingestion d’un sucre. Le test à l’hydrogène recherche une intolérance au lactose ou au fructose, ou une pullulation bactérienne de l’intestin grêle. Un autre test détecte Helicobacter pylori, en particulier pour contrôler l’éradication après traitement.
Ils demandent un jeûne et l’arrêt préalable de certains traitements, notamment les antibiotiques et les inhibiteurs de la pompe à protons, sous peine de résultat faussement négatif.
Où faire cet examen à Montpellier
Les gastro-entérologues de Montpellier et de sa métropole exercent au CHU Saint-Éloi, à l’Institut du Cancer, dans les cliniques du Millénaire, de Clémentville et du Parc, et en cabinet de ville. Notre annuaire recense les 71 praticiens du répertoire national, avec leur lieu d’exercice et leur téléphone.
Questions fréquentes
Non, mais le passage de la sonde par le nez est désagréable pendant quelques secondes. Un anesthésique local facilite le passage, et la gêne s’estompe une fois la sonde en place.
Oui, et c’est même souhaitable : l’examen doit refléter une journée ordinaire. Vous notez simplement les horaires de vos repas et de vos symptômes.
Le plus souvent oui, plusieurs jours avant, sauf lorsque l’objectif est justement d’évaluer l’efficacité du traitement en cours. La consigne vous est donnée à la prescription.
Cette page a une vocation documentaire. Elle décrit une pratique générale et ne remplace pas les consignes du praticien qui réalise l’examen, qui priment toujours sur ce qui est écrit ici.
Ce site n’est ni un cabinet médical, ni un service de prise de rendez-vous. Pour une consultation, appelez directement l’établissement concerné. En cas d’urgence, appelez le 15.
Sources de référence : Société française d’endoscopie digestive (SFED), Société nationale française de gastro-entérologie (SNFGE), Haute Autorité de santé (HAS), Institut national du cancer (INCa).